La Vie Quotidienne



C'est grâce au peintre Georges Catlin, qui alla vivre huit ans durant parmi les tribus des Grandes Plaines du centre, que nous connaissons l'aspect, les conditions d'existence et les moeurs de quelques tribus dans les années 1830 et 1840 - avant l'invention de la photographie et l'arrivée massive des Blancs.

Comment vivent les Indiens à cette époque?

Ceux de l'Est du Mississippi subissent la loi des colons depuis le début de la marche vers l'Ouest. Des traités ( non respectés ) ou des combats sanglants, les ont souvent privés de leurs terres. Ils sont refoulés sur la rive occidentale du grand fleuve où ils tentent de revivre.
Ils y réussissent à force de courage et de travail. Ailleurs, dans les immensités de Far West des centaines de tribus connaissent encore la liberté, mais pour combien de temps?



Des tribus vivent de chasse et de pêche; d'autres de chasse et de cueillette; certaines d'agriculture primitive.
La diversité de leur mode de vie dépend de la nature physique de leur territoire respectif, de ses ressources végétales et animales.
Toutes ces tribus ne peuvent exister, quelque soit le degré de leur culture, sans un accord étroit avec la nature. Celle-ci leur sert puisqu'elle soutient leur existence, aussi la respectent elle. La terre, l'eau, les nuages, les vents, les végétaux, les minéraux et les animaux composent de la sorte un monde d'harmonie qui inspire les croyances religieuses des Indiens.

Loin d'être des " sauvages", ils vivent simplement selon les rythmes naturels que la civilisation
des Blancs va bouleverser pour leur malheur.



Les Sioux des plaines s'abritent été comme hiver sous le célèbre tipi.
Douze à quinze perches supportent des peaux de bison tannées, traitées et assemblées par les femmes. Les peaux les plus finement travaillées et décorées sont façonnées en robes.

Dans le désert du Sud-Ouest, en Arizona, les Hopis juchent leurs villages de pierre sèche sur de hautes " tables" rocheuses, appelées " mesas" en espagnol. Ainsi se protègent ils des assauts de leurs adversaires. Les cultures s'étendent dans la plaine.

Les golfes et les criques de la côte découpée du Pacifique, au Nord- Ouest abritent les beaux villages de bois des riches Haidas, des Tlingits, des Kwakiutls et leurs voisins.
Les forêts de sapins tapissent les versants des montagnes de leur pays, d'où le large emploi du bois dans la construction des demeures, des longs canoës de pêche et des totems.
Ces peuples sont de remarquables sculpteurs et d'ingénieux fabricants de masques de cérémonie d'une surprenante beauté.

Les Pueblos apprirent le tissage aux femmes Navajos du Nouveau-Mexique et de l'Arizona.
Celles-ci devinrent expertes en cet art. Leurs tapis et couvertures sont aujourd'hui encore très réputés pour leur grande qualité.

Pour les Indiens des plaines ,les hommes et les bisons ne faisaient qu'un. De la frontière du Canada au Texas, les grandes plaines de la prairie s'étendent sur plus de 1500 Km.
Les différents peuples qui y vivaient ne formaient pas un ensemble homogène, les rivalités étaient nombreuses , les guerres incessantes.
Rois des plaines du Nord, les Sioux règnent sur le domaine du bison. Ils en tirent leur subsistance, leur abri ( le confortable tipi), leurs vêtements et bien de menus accessoires de leur vie quotidienne.



Les Apaches d'Arizona vivent en grande partie de chasse au petit gibier. Le père enseigne donc très tôt à son fils l'usage et le maniement de l'arc, pour la chasse mais aussi pour le combat.

Les Comanches comme tous les Indiens, acquièrent le cheval des Espagnols. Ils vont devenir des cavaliers d'autant plus redoutables qu'ils sont d'une hardiesse et d'une témérité folle, tant à la chasse qu'au combat.
Chez les Comanches, dès 11 ans un garçon allait au champ de bataille. Les femmes adoraient exhiber les trophées de guerre de leurs maris. Elles en étaient très fières.

L'art des tribus du Sud-Est s'inspire de l'équilibre qu'ils ont su instauré entre une société organisée et une nature sauvage.
Les tatouages, les peintures, les pierres gravées célèbrent la paix qui règne entre tous les habitants de la terre.

Un des grandes figures de la tribu est le sorcier. Il est l'arbitre sacré que tout le monde vient consulter. Le conseil des sages peut-être réuni à tout moment pour régler les disputes. Les décisions sont sacrées, nul ne peut les contester.

Le concept de propriété privée n'existe pas. Les tribus se partagent les terrains de chasse et les rivières poissonneuses.
A l'époque l'entraide était indispensable, un homme seul ne pouvait survivre. Chaque domaine était pris en charge par un spécialiste. La survie de la communauté dépendait de tous.



La Femme Indienne est une épouse fidèle et obéissante. Son mari la respecte.
Le guerrier ennemi à l'obligation de lui laisser la vie sauve.
Elle confectionne les habits et les bijoux.
L'hiver, elle s'occupe du bois et de l'eau. Les femmes sont les gardiennes du foyer.
Dans de nombreuses tribus, elles assistent aux réunions du conseil. Elles partagent les mêmes peines et les mêmes joies que les hommes de la tribu.
Dès l'âge de six ans, la petite indienne aide sa mère aux petits travaux du "ménage".
A dix ans, elle monte à cheval comme un guerrier, s'occupe de ses frères et soeurs et prépare le pemmican ( viande de bison séchée ) et les peaux des petits animaux tués par son père.
Elle sait tout faire quant à quatorze ans, on la marie à un jeune brave plus âgé qu'elle.
Dès lors, elle devient une véritable femme indienne.
Elle monte et démonte le tipi familial lors des déplacements d'un territoire de chasse à l'autre, à la suite des bisons.
Aidée par ses compagnes, elle dépouille les bêtes abattues. Ce travail pénible a pourtant sa récompense. Quelle fête pour la tribu que de se régaler des bons morceaux de viande bouillis ou grillés, comme la graisse de sa bosse.
La femme indienne travaille en permanence. Elle prépare et tanne les peaux durant des semaines. Cette tâche terminée, elle taille les vêtements et les mocassins qu'elle décore avec talent.



Jusqu'au XIXe siècle, des montagnes rocheuses à la vallée de l'Ohio, des plaines canadiennes au Texas, le dieu bison règne en maître. D'immenses troupeaux de milliers de bêtes migrent en quête d'herbe fraîche. Ils sont suivis par des hordes de loups attentifs à l'animal malade ou vieux incapable de résister à une attaque de la meute.
C'est pourquoi, les Indiens se couvrent d'une peau de loup pour approcher le bison et l'abattre d'une flèche.
Ils poussent les bêtes vers un terrain pentu où elles se brisent les pattes. L' hiver, la neige permet de les traquer plus facilement. Grâce aux raquettes de neige, ils sont rattrapés et achevés à coups de lance.

Le cheval bouleverse les techniques de captures. Le chasseur galope près du bison et décoche sa flèche à bout portant.
Toute la viande du bison n'est pas consommée immédiatement. Une partie est découpée par les femmes en tranches fines. Les morceaux exposés au vent et au soleil deviennent de la viande séchée: le Pemmican, mélangée à la graisse et à des baies sauvages, elle retrouve une consistance appréciée et une grande valeur nutritive.
Les chasseurs respectaient leur proie:
" Quand nous devions partir à la chasse, nous commencions par prier car on savait qu'on devait prendre la vie d'un animal. Comme on le fait chez nous, on donnait du tabac, on priait, et on ne prenait pas plus de bêtes qu'il nous en fallait".

" Les Blancs se sont toujours moqués de la terre, du daim ou de l'ours. Quand nous, Indiens, tuons du gibier, nous le mangeons sans laisser de restes. Quand nous déterrons des racines, nous faisons de petits trous. Quand nous construisons nos maisons, nous faisons de petits trous. Quand nous brûlons l'herbe à cause des sauterelles, nous ne ruinons pas tout.
Pour faire tomber glands et pignons, nous secouons les branches. Nous ne coupons pas les arbres. Nous n'utilisons que du bois mort. Mais les Blancs retournent le sol, abattent les arbres, massacrent tout. L'arbre dit : " arrête, j'ai mal, ne me blesse pas." Mais ils l'abattent et le découpent en morceaux. L'esprit de la terre les hait. Ils arrachent les arbres, la faisant trembler au plus profond.
Comment l'esprit de la terre pourrait-il aimer l'homme blanc ? Partout où il la touche, elle est meurtrie."

Si le bison est roi pour les Indiens, le maïs est tout aussi important. On en trouve presque dans toutes les tribus, mélangé aux haricots et à la courge. On les appelle les trois soeurs. Les femmes plantent les graines de maïs puis le haricot et la courge sur un monticule de terre fraîche. La tige du maïs sert de tuteur au haricot et la courge se répand au pied de la plante.
Régulièrement, les femmes surveillent leur sol, éloignent les oiseaux, enlèvent les mauvaises herbes, travaillent le sol. Au cours de l'été, elles font la cueillette.

Chez les Hopis dans le Nord- Est de l'Arizona près du grand Canyon où douze villages abritent quelques habitants, le maïs se cultive sur un terrain aride, depuis plus de mille ans , c'est le fameux Dry Farming, la culture sèche.
" Quand les Hopis ont quitté les mondes inférieurs, le Grand Esprit leur a permis de choisir leur destin, en proposant plusieurs sortes de maïs : les Hopis ont choisi l'épi bleu, le plus petit de tous les maïs. Ce maïs nous soutiendrait dans la vie et malgré la sécheresse et la dureté des conditions." Il existe d'autres variétés de maïs : le jaune, le rouge et le blanc.

Après la récolte, le maïs est répandu sur les terrasses des maisons carrées et parvient ainsi à sécher.
Aujourd'hui, la culture du maïs se pratique encore de façon traditionnelle. Le terrain sableux retient l'eau. Quelques centimètres de pluies descendues des plateaux nourrissent les plantes. Cultiver la terre dans ces régions sèches est un acte de foi autant qu'un art.
D'autant que le maïs est sacré chez les Hopis. Il naît après un séjour au sein de la terre mère.
Il est traité avec le même amour qu'un nouveau -né.
De nombreux mets hopis sont fabriqués à partir de farine de maïs, comme par exemple le piki, ce pain fin comme du papier que les Hopis mangent depuis plus de mille ans. Il le prépare en mélangeant de la farine à de la cendre de bois. C'est un pain de tous les jours mais on l'utilise aussi pour célébrer une naissance, un mariage ou toute autre fête.



Les habitations des Indiens des plaines - tipis et maisons de terre- symbolisaient leur amour pour la terre. La charpente circulaire représentait la terre. Les quatre côtés évoquaient le soleil, la lune, la terre et le ciel. Le toit bombé de la maison de terre rappelait la façon dont le ciel enveloppe l'univers. A l'intérieur, chaque personne avait une place précise, tout comme elle jouait un rôle précis sur la terre.

Les tipis étaient très confortables; à l'intérieur, des fourrures moelleuses et des broussailles parfumées jonchaient le sol.
Au fil des ans, la couverture de peaux de bison laissait filtrer plus de lumière, et la nuit, quand le feu brûlait, le tipi ressemblait à un cône embrasé.
Les tipis appartenaient aux femmes, qui les montaient et les démontaient très rapidement.
Un campement de familles comptant des enfants et des vieillards, ainsi que tous leurs biens, pouvaient être prêts pour le voyage en quelques minutes.
Lorsqu'on avait besoin d'un nouveau tipi, la femme séchait, grattait et assouplissait des peaux. Comme la couverture du tipi étaient trop lourde pour qu'une femme puisse la confectionner seule, la coutume voulait qu'on prépare un festin auquel était conviées les femmes, qui mangeaient, fumaient et discutaient en assemblant les peaux. Une fois, la couverture terminée, on montait le tipi en laissant la porte et le trou à fumée fermé.
On allumait un feu d'armoise afin d'enfumer la couverture qui, ainsi gardait toute sa souplesse après la pluie. Les hommes n'étaient pas autorisés à aider.

Très spéciaux, les tipis peints appartenaient généralement aux chefs et aux guérisseurs.
Les dessins évoquaient le plus souvent, les visions d'un homme lors d'une manifestation religieuse.
Toujours aussi importants aujourd'hui, les tipis peints sont traités avec grand respect.

" Vous avez remarqué que les Indiens donnent une forme circulaire à toute chose. C'est que la puissance de l'univers s'exerce en cercle et que tout tend à s'arrondir. La vie est un cercle.
Nos tipis étaient ronds comme les nids des oiseaux.
Mais l'homme blanc nous a confinés dans ces petites boîtes carrées, qui sont néfastes, car aucune puissance ne se dégage d'un carré."
Cerf- Noir, chaman des Lakotas et des Sioux Oglalas.



L'AGE D' OR DES CHEVAUX


Ce sont les Espagnols qui ont introduits le cheval. Le cheval a vite fait partie de notre culture, juste après le chien. En plus, ils pouvaient transporter les hommes.
Nous avons cessé d'être sédentaires, nous nous sommes déplacés et devenus nomades.
Dès que nous avons su parfaitement maîtriser l'animal nous nous sommes transformés en guerriers.
Les chevaux nous ont permis de multiplier les contacts avec les autres tribus.
Il devient indispensable dans la chasse du bison.
En même temps que le cheval, apparaît une autre nouveauté: le fusil.
Le cheval et le fusil ont donné une existence très dynamique mais aussi très imprévisible.
Le fusil facilite la chasse du bison mais il modifie les règles de la guerre.
Les tribus rivales se déciment entre elles.

LES ANIMAUX DANS L'ECONOMIE INDIENNE

LE BISON : La viande de bison est essentiellement consommée fraîche en période de chasse. Les gros morceaux sont découpés en lamelles par les femme, puis pendus au soleil.
Ces lamelles déshydratées peuvent être conservées toute une année et constituent les réserves de la tribu.
La graisse ( qui est dans la bosse ) est utilisée comme ruse par les chasseurs. Ils s'en enduisent le corps pour éliminer leur propre odeur lorsqu'ils approchent les bisons.
La peau sert à la fabrication de tipis, de couvertures, de vêtements, de canoës, de travois, de boucliers.
La cervelle entre dans la technique indienne du tannage pour assouplir les peaux.
Les os : les côtes servent d'armatures pour les Tomahawks et les arceaux de canoës.
Les cornes servent de poires à poudre, de boîtes pour les herbes médicinales mais aussi à fabriquer des pointes de flèches.
Les nerfs servent de fils à coudre, les intestins de corde pour les arcs ou de liens.
Les sabots bouillis entrent dans la composition d'une colle épaisse.
La bourse est utilisée comme combustible une fois séchée par le soleil.

PORC- EPIC : Ses piquants sont utilisés pour broder les vêtements et les berceaux des enfants.

OURS GRIZZLY ET OURS NOIR : Ils se servent de la viande comme nourriture, de la peau pour les vêtements des chefs et des sorciers, de la graisse pour se protéger des piqûres d'insectes.
Les griffes sont des talismans qui ornent le vêtement des shamans (sorciers ).
Les Indiens portent beaucoup de talismans : griffes de lynx ou de loups, pattes de renards, oreilles de lièvres, sabots d'élans, de cerfs et de bisons, les serres d'aigles et les becs de hiboux grands-ducs.

CERF WAPITI : La peau des cuisses sert à la confection des mocassins ou de jambières sans couture.

AIGLE : On retrouve les plumes de l'aigle dans la coiffure des chefs notamment chez les Sioux- Dakotas dont la grande coiffe retombait jusqu'à terre. Ces plumes servent aussi à orner les calumets sacrés et les lances des guerriers ( ainsi que des mèches de scalps ).

La PYRARGUE à tête blanche est aujourd'hui emblème des États - Unis.

BALEINES : Leurs longs os souples entrent dans la confection d'arcs très prisés par les Cheyennes.

LES COQUILLAGES : Ils servent à la fabrication de perles rondes ou oblongues, obtenues par usure dans du sable fin. Elles sont utilisées dans la décoration de vêtements. Les perles allongées entrent dans la fabrication de gilet pare-flèches d'une grande valeur.

Les peaux de loutre, castor, hermine, chien de prairie servent de sacs-médecines. Généralement l'Indien en possède deux sur lui. L'un contient des amulettes sacrées, l'autre sa pipe, son tabac, ses peintures de guerre, ses talismans.
Se faire arracher son sac- médecine par un ennemi ou simplement le perdre, vaut à l'Indien le mépris de toute sa tribu.



LA CHASSE AUX BISONS :

Les Indiens des plaines chassent le bison de deux manières : à pied et à l'approche ou bien à cheval. Dans les deux cas, le fusil n'est jamais utilisé car ils considèrent ce moyen indigne du prestigieux animal.
Chaque année, les bisons effectuent une sorte de migration saisonnière à travers la prairie:
Ils montent vers le Nord - Ouest et redescendent vers le Sud-Est à la fin de l'été.
C'est au printemps que les Indiens les chassent. Aussi l'annonce de leur arrivée est-elle attendue avec une grande patience. Lorsque l'époque approche, les chasseurs se couvrent de peaux de bison et durant plusieurs jours ( jour et nuit) se mettent à danser la Danse du bison en mimant toutes les péripéties de la grande chasse qu'ils vont livrer.
Dans leur croyance, cette danse obtient toujours le résultat escompté : leurs éclaireurs arrivent un beau matin en annonçant que les bisons sont arrivés.
Il existe deux techniques pour l'approche des bisons à pied.
Dans la première, l'Indien s'enduit le corps de la graisse de l'animal et se recouvre de sa peau afin de dissimuler son odeur.
Puis, patiemment, arc en main, il se glisse au sein du troupeau dont la méfiance est endormie.
Choisissant les plus belles bêtes, il leur décoche une flèche au coeur, les animaux s'écroulent sans que les autres n'y prêtent attention.
En d'autres cas, c'est revêtu d'une peau de loup que l'Indien s'approchera à quatre pattes du troupeau. A la vue de leur ennemi héréditaire, le mâle le plus proche charge l'intrus et il faut alors une grande adresse et un réel courage ( une sacrée dose de courage ) pour tirer à bout portant au moment où fonce ce géant de 600 Kg.

La chasse à cheval requiert la présence de tous les hommes de la tribu. Armés de lances et d'arcs, les chasseurs au galop encerclent le troupeau de façon à le faire tournoyer. Avec un troupeau de plusieurs centaines de têtes, c'est un spectacle fantastique que ce tourbillon de bêtes grondantes, entouré de cavaliers qui poussent de grands cris pour augmenter l'effroi des bovidés.
Les Indiens ont l'habitude de serrer les animaux de plus en plus près, et chaque fois que l'un d'eux parvient à hauteur d'un bison, il lui envoie une flèche ou plonge sa lance dans son flanc.
La chasse s'arrête lorsque le chef estime suffisant le nombre de victimes abattues.
Quand retombent les nuages de poussière, se trouvent sur le terrain bisons morts ou blessés mais aussi les corps des cavaliers désarçonnés.

DanseLoups     



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