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TRIBU SIOUX DE CHEYENNE RIVER |
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HISTOIRE DE LA TRIBU WAKPA WASTE OYANKE The Good River Reservation (La Réserve de la Bonne Rivière) Hau Kola ! ("Salut, ami !") Nous vous souhaitons la bienvenue au cur du pays Lakota, la RESERVE SIOUX DE CHEYENNE RIVER. Nous espérons que vous aimerez ce résumé sur notre réserve et sur notre peuple. Nous espérons aussi que les informations que vous lirez à notre sujet vous aideront à mieux comprendre qui nous sommes, d'où nous venons, et comment nous vivons aujourd'hui. C'est notre souhait qu'un jour vous veniez dans le Sud-Dakota et visitiez notre réserve. Nous sommes un peuple riche en histoire et en légendes qui modèlent un futur brillant et positif dans lequel nos wakan'yeja (enfants) pourront continuer à vivre et pratiquer nos traditions. Au travers de nos anciens, la connaissance de nos ancêtres a
été transmise à nos tako'ja (petits-enfants),
qui sont notre avenir. C'est ainsi que, la(les) future(s)
génération(s), sont(seront) chargée(s) de transmettre
continuellement notre culture, notre patrimoine et maintenir
vivantes les traditions tant que nous irons vers l'an 2000 et
au-delà.
CONTEXTE La Réserve Sioux Cheyenne River était à l'origine la partie centrale de la Grande Réserve Sioux qui a été établie le 29 avril 1868 par le traité de Fort Laramie (15 stat 635, 1868). Avant la réalisation de ce traité et avant la venue du wasicu (homme blanc) ; il existait pour notre peuple une période qui est souvent appelée le "GOLDEN AGE" (Age d'or) de la culture Sioux, datant de l'an 1775 (alors que les Etats-Unis d'Amérique se préparaient à combattre le roi George III dans une bataille pour l'indépendance et l'autonomie) jusqu'à environ 1868 (Bunge, 1984). (Voir aussi lettres, 1972). Les trois divisions des langages du peuple Sioux :
Dans le langage sioux, les trois noms corrects des divisions signifient "Alliés" ou "Amis". NOTE DE LAUTEUR- Parmi les tribus Indiennes peuplant les Etats-Unis, les Sioux sont l'une des quelques tribus qui ne s'identifient pas elles-mêmes dans leur propre langage avec un nom signifiant PEUPLE ou LE PEUPLE. Un bon exemple d'une autre tribu qui emploie un mot qui s'utilise comme un nom sont les Navajo, une tribu Indienne du sud-ouest. Dans leur langage, ils s'appellent eux-mêmes Dine (Le Peuple). Se déplaçant et se répandant dans plaines, les trois divisions du peuple SIOUX devinrent bientôt les incontestables "SEIGNEURS" d'un territoire s'étendant d'est en ouest sur une ligne depuis les rives du fleuve Mississipi jusqu'au pied des montagnes Rocheuses. Dans une ligne courant du nord au sud, le(s) peuple(s) rayonnai(en)t dans le haut du Canada, la patrie des féroces Cree ; et tout le parcours de la "Republican River" située dans l'actuel état du Kansas (Bunge,1984). Ce vaste territoire revendiqué et contrôlé par le peuple Sioux comprenait au moins le quart du continent des Etats-Unis tel que nous le connaissons aujourd'hui. NOTE DE LAUTEUR -L'analyse 'Bunge' du territoire revendiqué par les trois divisions de notre peuple est basée sur nos histoires orales. Ce que nous, en tant que peuple Sioux, avons toujours revendiqué comme étant nos terres n'a jamais correspondu à ce que les historiens blancs ont écrit à leur propos. Dans les limites de leur domaine, les trois divisions Sioux se déplaçaient librement ; allant et venant comme il leur plaisait, ne répondant à aucune autorité sauf la leur. Leur vie était occupée par la chasse et la collecte de nourriture, et comme ils apprenaient à s'adapter et à vivre dans les Grandes Plaines du Nord, ils développèrent une culture unique et sophistiquée basée principalement sur la vie en harmonie avec la nature et l'environnement. LAKOTA TITONWAN KIN (The Lakota Dwellers of the Plains) Pendant le "L'AGE D'OR" de la dominance sioux et du contrôle des plaines du Nord, notre peuple a développé une existence itinérante de récolte de gibier laquelle se réalisa avec la venue du cheval. La "HORSE CULTURE" des bandes nomades de Lakota a prêté aux Lakota un certain "air" de mysticisme qui a captivé et enflammé l'imagination de milliers de peuples non-Indiens à travers le monde. Le peuple Lakota a créé ce que nous appelons le OCETI SAKOWIN (Seven Council Fires "Les Sept Feux du Conseil"). C'est un nom qui signifie que les Lakota sont sub-divisionnés en sept groupes différents et indépendants qui constituent la division occidentale des Sioux. Les sept groupes appartenant à l'Oceti Sakowin sont :
Aujourd'hui dans cette ère moderne la "Horse Culture" nomade, dans laquelle notre peuple a vécu pourrait être le stéréotype de la façon dont le peuple Indien devrait être décrit. Cependant pour les non-Indiens, les Indiens des plaines sont la véritable représentation de comment vivent les "vrais Indiens". Malheureusement au travers de l'exploitation commerciale de notre passé par les industries du cinéma et de la télévision, incluant des représentations dans les arts et la littérature, le stéréotype de l'Indien qui continue d'exister est faussement utilisé pour perpétuer l'idéal romanesque de ce que tous les Indiens devraient être lors des rencontres dans la vie réelle. Quand les non-Indiens pensent aux Indiens ils font souvent resurgir le stéréotype qui est provoqué en partie par la notion "romanesque" de la seule croyance dans l'idéal de représentation humaine. Leur imagination crée l'attente de rencontrer un guerrier des plaines emplumé, peinturluré. Un individu qui est le descendant d'une race de guerriers qui luttaient contre une force supérieure pour le droit de conserver leur propre identité culturelle et leur style de vie. Habituellement ce portrait romanesque des Indiens est basé sur les images qu' Hollywood a montrées durant des années. Les deux stéréotypes les plus souvent dépeints sont l'héroïque "noble sauvage" ou l'ignoble Indien "alcoolique". Le type du noble sauvage est généralement perçu comme un homme qui resplendit de plein de décorations, chevauchant fièrement son poney de guerre et scrutant les grandes plaines d'un regard farouche. D'un autre coté, le type de l'Indien alcoolique est dépeint comme étant sale, éhonté, pas digne de confiance, malhonnête, un menteur et un tricheur. Dans chacun des deux cas, ces représentations sont des extrêmes et ne sont pas la réalité de ce que nous sommes actuellement nous les Indiens. Le visiteur qui recherche son personnage Indien idéal, viendra nous parler des grands chefs historiques comme Crazy Horse, Sitting Bull, White Bull, Hump, Gall, Rain in the Face, Young Man Afraid of His horse et le chef Big Foot. Pour le romanesque, ces grands hommes représentent et incarnent leur croyance dans le noble sauvage. Ce sont les hommes qui ont été destinés à être les témoins de la perte totale de leur patrimoine quand l'Amérique a étendu ses frontières, cherchant à réaliser le but d'étendre son pays d'une mer à l'autre. Cependant, dans la ligne de la vue romanesque, nos grands chefs, les hommes cités plus haut, qui luttèrent pour préserver notre mode de vie traditionnel sont devenus des figures tragiques de l'histoire. Nos visiteurs non-Indiens parlent souvent de ces grands hommes avec respect, mais le ton de leur voix a tendance à supposer qu'ils parlent aussi bien d'eux avec pitié. Plus récemment après que les Lakota avaient commencé à reprendre conscience de leur culture et que la jeune génération Lakota parvint à maturité durant la "période des réserves", les nouveaux dirigeants de notre peuple, aînés d'une seule génération enlevée par l'ère de la "pré-réserve", ont reprit la cause d' "entretenir" nos manières traditionnelles et de préserver notre culture. Bien que les batailles de ces jeunes gens "civilisés", leaders combattants, nétaient pas des affrontements physiques armés dans lesquels notre guerre des chefs s'était engagée, ils sont néanmoins les derniers grands combattants contre les politiques gouvernementales d'assimilation des Indiens dans la société dominante. Par leurs efforts pour préserver le patrimoine de notre savoir et de nos croyances, ces hommes tels que Black Elk, Fools Crow, Crow Dog et Lame Deer, ont aussi pris leur place dans l'histoire comme des gens qui refusent de laisser croire que nous, Lakota, devions conserver notre propre identité raciale et spirituelle en état pour survivre comme une nation dans une nation. Leurs histoires, comme celles de nos grands chefs guerriers,
sont devenues les paradoxes de la façon dont notre peuple a
perdu la technologie et la révolution industrielle occidentales.
Leurs vies illustrent la lutte continuelle que tout notre peuple
affronte en continuant d'essayer à "adapter" et non
pas "adopter" les manières des "wasicu" (hommes
blancs). Pourtant, le romanesque voit dans ces hommes une
autre représentation du noble sauvage. Seulement, cette fois, la
lutte n'a pas pour but d'arrêter ou d'éviter la venue d'une
civilisation qui signifierait la perte tous les aspects de notre
culture originelle. La lutte est plutôt pour préserver ces
traditions que nous avons laissées.
PAROLES DU TRAITE "De qui les voix furent entendues les premières sur cette terre ? La voix du peuple rouge qui a acquis arcs et flèches Ce qui a été fait dans mon pays je ne le voulais pas, ne me le demandez pas ; le peuple blanc est venu dans mon pays Quand l'homme blanc est venu dans mon pays il a laissé une piste de sang derrière lui J'ai deux montagnes dans ce pays - les Black Hills et la Big Horn Mountain. J'aimerai que le Great Father* ne construise de routes au-travers d'elles. J'ai dit ces choses trois fois ; maintenant je suis venu ici pour les dire une quatrième fois." Mah'piua Luta (Red Cloud "Nuage Rouge") des Sioux Oglala. (* "Great Father" était le nom donné par les Indiens au Président des Etats-Unis) En 1868, le gouvernement des Etas-Unis fit et signa un traité avec les TITONWAN LAKOTA (Dwellers of the Plains People) qui sont plus couramment connu comme la GREAT SIOUX NATION (Grande Nation Sioux). Souhaitant la "paix" et des "concessions territoriales" de la part des Lakota et jurant de créer une réserve pour que tous les groupes Lakota puissent vivre librement, le gouvernement des Etats-Unis, par le traité de 1868, créa et reconnut en tant que telle la GRANDE RESERVE DES NATIONS SIOUX. Avec l'accord du gouvernement des Etats-Unis, le tracé et l'enregistrement des limites de la réserve ont été précisé dans le traité. (ARTICLE 2) Les Etats Unis attestent en accord, que le district suivant du pays, à savoir : commençant sur la rive est du fleuve Missouri qui est croisée par le quarante-sixième parallèle de latitude nord, de là le long de la marque des basses-eaux de ladite rive est jusqu'à un point opposé où la ligne nord de l'état du Nebraska touche le fleuve, de là à l'ouest de l'autre coté dudit fleuve, et le long de la limite nord du Nebraska jusqu'en face des cent degrés de longitude ouest de Greenwich, de là au nord dudit méridien jusqu'au point d'interception avec le quarante-sixième parallèle de latitude nord, de là vers lest le long dudit parallèle jusquau point du commencement, et en ajoutant également, toutes les réserves qui existeraient sur la rive est dudit fleuve, et de même, mis à part pour labsolu et tranquille usage et occupation par les Indiens ci-nommés, et pour toutes autres tribus ou individus Indiens qui pourraient de temps en temps être disposés, avec le consentement des Etats-Unis, à les admettre parmi eux ; et les Etats-Unis conviennent maintenant solennellement quaucune autre personne que celles ci-avant désignées, excepté quelques officiers, agents et employés du gouvernement qui peuvent être autorisés à entrer dans les réserves indiennes enjoints dappliquer les devoirs imposés par la loi, et ne devront jamais être autorisés à passer outre, sinstaller, ou résider sur les territoires décrits dans cet article, ou dans tout territoire qui pourrait être ajouté à cette réserve pour lusage des dits Indiens, et désormais ils peuvent et doivent par le présent acte abandonner toute revendication ou droit dans aucune autre partie des Etats-Unis ou Territoires, excepté sil est contenu dans les limites ci-avant précisées, et excepté des conditions ultérieures (Traité de Fort Laramie, 1868) En conséquence, en entrant dans cet accord "légal" qui a provoqué larrêt de la "RED CLOUD WAR" (Guerre de Nuage Rouge) de 1866 à 1868, le gouvernement des Etats-Unis, par ce traité, reconnaissait officiellement notre peuple en tant que nation souveraine avec lautorité à gouverner et présider ses propres affaires. En négociant avec nous les bases de ce "gouvernement dans le gouvernement", le Président des Etats-Unis et le Sénat, reconnaissaient au travers de ce traité de Fort Laramie de 1868, le droit dautodétermination de la GRANDE NATION SIOUX. NOTE DE LAUTEUR Veuillez garder à lesprit le concept des rapports du "gouvernement dans le gouvernement" provenant de cette vue unique basée sur le rapport de confiance existant entre les tribus Indiennes et le gouvernement des Etats-Unis. Le traité de Fort Laramie était sans aucun doute destiné à être un traité de "paix" que le gouvernement des Etats-Unis voulait avec notre peuple pour faire cesser une guerre dans laquelle, larmée des Etats-Unis, était la perdante. Cessant en échange toutes hostilités militaires contre les blancs entrant sur les terres des Lakota, le gouvernement devait garantir que les terres que nous réclamions comme étant les nôtres seraient exclusivement pour notre propre usage à perpétuité. (voir Article 2 du traité de 1868) Croyant que les Etats-Unis avaient l'intention d'honorer leurs promesses mettant en avant leur traité, et faisant foi de cet accord, nos ancêtres signèrent le traité de Fort Laramie de 1868 en toute confiance. Parmi les groupes Lakota avec lesquels le gouvernement signa la "paix", les Four Bands qui actuellement peuplent notre réserve étaient considérés comme étant les principaux éléments avec lesquels le gouvernement voulait la "paix". Nos chefs/dirigeants apposèrent leurs signatures sur le papier croyant qu'ils mettaient en sécurité nos terres et notre mode de vie traditionnel pour toutes les générations futures de leur progéniture. Nos dirigeants ont agis en "toute confiance" comme ils s'engageaient en tout honneur et soutenaient ce traité et leurs noms et les noms des groupes qu'ils représentaient ont été comme il convient enregistrés et notés sur les documents. Ce sont les suivants : MNIKOJU - (Those Who Plant beside Water)- L'histoire a adopté la forme française de ce nom Lakota et aujourd'hui Minneconjou est utilisé pour identifier ce groupe. Les leaders Mnikoju qui ont signé le traité sont :
ITAZIPCO - (Without Bows) L'histoire a encore adopté la forme française de ce nom Lakota et "Sans Arcs" est utilisé pour identifier ce groupe. Les chefs Itazipco qui ont signé le traité sont :
SIHA SAPA - (Black Feet ). Ce nom conserve aujourd'hui encore sa forme Lakota originelle. Les chefs Siha Sapa qui signèrent le traité sont :
Oo'HENUMPA - (Two Kettle). Ce nom a aussi gardé sa forme Lakota originale. Les chefs Oo'henumpa qui ont signé le traité sont :
NOTE HISTORIQUE - Il y avait un "cinquième" groupe, sous-division (Cheyenne River Sioux ou Ihanktonwan) qui signa également le traité. Ces gens sont appelés : Psa Ksa - (Cuthead). En Lakota vous pouvez aussi dire Nata Kaksa, ce qui revient à interpréter Cuthead dans sa forme écrite (Ira Blue Coat, 1993). Malheureusement l'histoire ne dit jamais ce qu'ils devinrent après 1868 ou pourquoi ils furent effacés après quelques temps de tous les documents tribaux et fédéraux. Deuxièmement, l'histoire ne dit pas d'où était originaire ce groupe ni comment il devint une petite sous-division. Venaient-ils d'une division du peuple Lakota, Dakota ou Nakota ? Il y a une supposition qu'ils soient une branche des groupes Hunkpapa ou Ihanke Towan. Le peuple de la réserve de la Cheyenne River dit qu'ils en sont originaires mais ne précisent pas de quelle souche ils sont issus. Ceci est l'histoire racontée oralement d'un peuple qui pourrait être le descendant des Cuthead qui participèrent à la tragédie de Wounded Knee en 1890. Mais ces gens sont appelés Baldhead, pas Cuthead. Les Baldhead peuvent être soit Pa s'la ou Nata s'la, ce qui en langage Lakota est très, très ressemblant à la façon dont vous dites Cuthead. Il est dit que les Cuthead parlaient le langage "D" et/ou "N" et étaient simplement mariés et unis avec les quatre autres groupes vivant sur la Cheyenne River ou bien ils étaient mariés et unis avec les Hunkpapa à Standing Rock, ou les Hohe à Fort Peck. Simplement parce quil ny a plus aucun membre reconnu du groupe des Cuthead vivant sur la réserve de Cheyenne River, cela ne signifie pas que des descendants de ce groupe nexistent plus. Peut-être parce qu'ils ont été inaperçus ou oubliés par l'histoire, ceci peut inciter certains à croire que les Cuthead sont maintenant tous morts et disparus. Mais sans tenir compte de comment choisir ce qui leur est arrivé, d'où ils provenaient et de comment ils ont aussi disparus, il doit être noté qu'ils ont effectivement signé le traité de 1868 avec les autres groupes d' Oceti Sakowin et que leurs chefs qui ont signé ce traité sont des hommes de grande renommée :
NOTE DE L'AUTEUR -
L'auteur, après avoir terminé ce résumé a découvert que les
Cuthead sont une sous-division des Isanyeti Oyate. Ils
peuvent être trouvés vivant à Fort Totten, réserve de la
Devils Lake Sioux.
PROMESSES NON TENUES "Ils nous faisaient beaucoup de promesses, plus que je ne peux me rappeler, mais ils n'en ont jamais tenu qu'une seule ; ils ont promis de prendre nos terres, et ils les ont prises." Mah'piua Luta - (Red Cloud "Nuage Rouge") des Oglala "Nous ne voulons pas d'hommes blancs ici. Les Black Hills m'appartiennent. Si les blancs essayent de les prendre, je me battrai." Tatanka Iyotanka -(Sitting Bull) des Hunkpapa "On ne vend pas la terre sur laquelle le peuple marche" Tashunka Witko - (Crazy Horse "Cheval Fou") des Oglala "Nous les avons vus et observés passant ici pour prendre l'or et n'avons rien dit Mes amis, quand j'irai à Washington j'irai dans votre "maison à monnaie" et j'aurai quelques jeunes gens avec moi, mais aucun d'eux ne prendra d'argent dans cette maison tant que je serai avec eux. En même temps, quand votre Grand Père du Peuple* viendra dans mon pays, ils iront dans ma "maison à monnaie" (les Black Hills) et prendront l'argent." *Président des Etats-Unis Mawatani Hanska - (Long Mandan) Par ses termes, le Traité de Fort Laramie devait toujours durer. Comme le disaient les anciens à propos des traités que le peuple Indien signait avec les Etats-Unis, "pour aussi longtemps que l'herbe pousse et que les fleuves coulent" les Indiens croyaient que le gouvernement maintiendrait ce traité avec notre peuple. Toutefois, l'histoire a montré qu'apparemment l'herbe ne poussait pas toujours, et que les fleuves ne coulaient pas toujours, parce qu'en l'an 1871, le gouvernement des Etats-Unis changea de politique et répudia son engagement à donner foi au traité de Fort Laramie et à honorer ses accords avec notre peuple Lakota. Selon les termes du traité l'armée des Etats-Unis était invitée à maintenir tout peuple non-Indien en dehors des terres des Lakota que les blancs considéraient comme étant le territoire Dakota ou Grande Réserve Sioux. Cependant en 1874, le Lt Colonel George A. Custer commandant le septième de cavalerie violait le traité en pénétrant dans la région des Black Hills du territoire Dakota en "prétextant" une expédition de recherche géologique. NOTE DE L'AUTEUR - Réellement Custer exécutait des ordres qui lui avaient été donnés par le Lieutenant Général Philip H. Sheridan pour explorer la région des Black Hills et en prendre connaissance. Sheridan croyait que de connaître la configuration de la région qui était inconnue des blancs en ce temps là devrait se révéler utile pour l'armée en cas de troubles venant des Indiens. Le but final de l'expédition était d'établir un poste militaire dans les Black Hills. Après que Custer eut reçu ces ordres, il télégraphia au Brigadier Général Alfred H. Terry commandant la division militaire du Missouri, et demanda s'il pouvait utiliser les services d'un géologue pour accompagner l'expédition. Avec cette requête, il est "probable" que c'est ainsi que la mission de Custer dans les Black Hills fut appelée une expédition de recherches géologiques. Souvent l'histoire omet de préciser que le véritable but de l'expédition des Black Hills était de choisir un site pour y établir un poste militaire.(voir Clowser, 1974) Par l'annonce de la découverte de l'or, l'expédition de Cluster dans les Black Hills fut le catalyseur qui attisa la ruée vers l'or qui suivit sur le territoire Dakota. En conséquence des mineurs affamés d'or et des prospecteurs envahissèrent les terres Lakota en violation des accords du traité, les Lakota TITOWAN se trouvèrent une nouvelle fois en guerre avec les Etats-Unis d'Amérique. Le Traité de Fort Laramie de 1868 devint nul et non-avenu mais pas par la faute des Lakota qui en ont été rendus responsables. La rupture du traité a été faite par les blancs mais par aucune des tribus Indiennes qui l'avaient signé. "Vous avez conduit notre gibier et nos moyens de vie hors de notre pays, jusqualors nous n'avons rien laissé qui soit précieux sauf les collines auxquelles vous nous avez demandés de renoncer La terre est pleine de minéraux de toutes sortes, et sur la terre le sol est couvert d'une forêt de hauts sapins, et quand nous y renonçons pour le Grand Père nous savons que nous renonçons à la dernière chose qui est encore précieuse pour nous ou le peuple blanc." Wanigi Ska - (White Ghost) Quoique reconnue comme étant la plus puissante et la plus populaire des trois divisions Sioux, les Lakota, en 1874, n'avaient pas la puissance militaire avec laquelle ils auraient effectivement pu stopper toute incursion sur nos terres par les blancs. Mais la chose la plus importante qui manquait aux Lakota était un corps dirigeant "centralisé" qui aurait réuni tous les groupes de l' Oceti Sakowin en une unique force politique cohérente qui aurait aidé à réunir tous les groupes sous les ordres d'un chef unique permettant de combattre lennemi "commun". Les Lakota se sont toujours gouvernés par affiliation à des "groupes" mais pas par affiliation culturelle comme le fait le peuple blanc. Si bien que notre système de gouvernement politique permet à notre peuple une grande liberté et latitude de vivre en accord avec ses propres standards sociaux et culturels, cette très semblable politique éthique d' "individualisme" était aussi notre plus grande faiblesse et c'est une faiblesse que les blancs exploitèrent et utilisèrent contre nous. En ce temps selon l'histoire les Lakota ne possédaient simplement pas une force militaire suffisante qui aurait pu être soulevée et utilisée contre les forces militaires U.S. qui étaient maintenant chargées de protéger "l'intrusion" des blancs qui venaient chercher de l'or dans la GRANDE RESERVE SIOUX. Du coté politique nous étions incapables de nous accorder sur un front unifié contre les politiques du gouvernement des Etats-Unis. Etant divisés entre nous-mêmes avec chaque groupe ne répondant qu'à lui-même nous étions faciles à vaincre militairement et politiquement. Décimés en nombre par l'exposition à des maladies telles que la variole et le typhus qui tuèrent des milliers d'Indiens à travers les grandes plaines, et provoquant la famine parce que les grands troupeaux de bisons étaient décimés par les fusils des chasseurs de bisons, notre peuple n'était simplement plus assez fort pour protéger et conserver ce qui était supposé être nos terres de résidence. La puissante armée, qui avait vaincu celle des Etats-Unis lors de la Guerre de Nuage Rouge (Red Cloud War), n'était plus et ne sera plus jamais l'unité politique que le Chef Red Cloud avait réussi à obtenir pour cette courte période. En 1874 les hommes blancs plus nombreux que nous, nous ont fusillés et nous ont décimés ; et avec une méthode d'usure, il nous ont volé nos terres et notre pays. Bien que les Lakota TITONWAN résistèrent et gagnèrent
quelques batailles, nous étions incapables de gagner la guerre
dans laquelle nous nous trouvions enfermés. Nous ne pouvions pas
ou étions incapables de prendre conscience de la signification
"politique" d'accomplir le "droit d'exister en
tant que nation souveraine". Et à cause de notre
incapacité à gagner une reconnaissance politique en tant que
nation souveraine avec une autorité qui se gouverne elle-même,
nous sommes effectivement devenus "étrangers" dans
notre propre pays tandis que les Etats-Unis d'Amérique nous
absorbaient lentement. |