![]() |
Légendes (4) |
|
|
Selon un récit algonquien En ce temps là... Il n'y avait que de l'eau à perte de vue où voguait un immense radeau. Y s'entassaient tous les animaux de la Terre, exaspérés. Il y avait le grand lièvre qui détenait de merveilleux pouvoirs. Pour remonter le moral des siens, il leur fit une promesse: «Si l'un de vous trouve une grain de sable, je créerai une terre où nous pourrons vivre à notre guise.» Une terre? Tous se mirent à la recherche du précieux grain, si petit fut-il. L'aigle tournoyait dans le ciel mais ne voyait rien. Le castor, la loutre, le phoque, la baleine plongeaient tout à tour dans les eaux profondes mais ils refaisaient vite surface, épuisés. C'est alors que discrètement, un petit rat d'eau s'élance à son tour et disparaît dans l'eau noire. On attend en vain son retour... Les jours, les nuits passent. Tous sont désespérés. Soudain, le gros corbeau s'écrie, du haut de sa vigie : « Là-bas! Là-bas! Le rat! Le rat! » On pouvait apercevoir au loin, flottant sur le dos, le rat musqué, tout gonflé et gorgé d'eau. Hissé à bord puis réanimé, les animaux formant un cercle autour de lui, le lièvre scrute les pattes fermées de l'animal. Il ne trouve rien dans la première, ni dans la seconde, ni dans la troisième hélas ... Au comble du désespoir, il ouvre la quatrième et trouve entre les griffes une toute petite perle ovée et luisante qu'il dépose dans le creux de sa main chaude. Doucement le vent se lève. Le lièvre balaie de son souffle sacré la perle qui s'anime, s'arrondit, gonfle, gonfle encore, crève puis éclôt. C'est alors que s'élèvent des montagnes, se creusent des vallées, coulent des rivières, se forment des lacs, surgissent les forêts. Le radeau pénètre dans une grande baie d'eau salée parsemée de plusieurs îles. Tous sont charmés devant tant de beauté et de nouveauté. Le corbeau et le renard, en tant qu'éclaireurs, explorent les lieux, l'un du haut des airs et l'autre à ras le sol. À leur retour, ils annoncent qu'il y a de la place pour tous. L'ours blanc se dirige vers le Grand Nord, le castor construit des barrages sur les ruisseaux, l'oiseau fait son nid dans les branches et les roseaux, le renard creuse son terrier dans ce nouveau sol... Par ailleurs, des animaux morts sur le radeau naissent les humains, ceux du clan du loup, de la tortue, de l'ours ou du chevreuil... Chacun choisit son milieu de vie. C'est depuis ce jour qu'il y a une terre habitée par des animaux, des hommes et des femmes de différentes races, vivant côte à côte, unis dans une parfaite harmonie.
Selon une légende eskimo Au début des temps
Peuplement du continent américain Selon les hommes de science, l'arrivée par vagues successives de petits groupes de chasseurs nomades provenant des steppes de l'Asie, serait à l'origine du peuplement du continent il y a environ 50 000 ans. S'appuyant sur les résultats de fouilles archéologiques, on croit qu'une longue période de glaciation aurait permis la traversée du détroit de Béring. Ce dernier étant peu profond et la distance entre les 2 continents étant alors de 80 km, cette hypothèse est plausible. De plus, le lit du Détroit s'étant asséché, il offrait un large passage que les ancêtres des Amérindiens auraient même emprunté à pied sec. Ces arrivants courageux, déterminés et persévérants se sont laissés guider par les animaux qui leur ont en quelque sorte montré la voie et dont ils se nourrissaient. Au cours des millénaires, ils se sont aventurés toujours plus loin, peuplant ainsi le territoire des Amériques. Chaque peuple a adopté et perfectionné son mode de vie, évoluant selon une étroite dépendance face à l'environnement. Ces peuples ont pris racine à l'intérieur des terres, en bordure des mers, sur les hauts plateaux, dans les vallées ou les plaines.
L'Attrapeur de rêves L'attrapeur de rêves est une pièce artisanale fabriquée par les Amérindiens il y a fort longtemps. Selon la légende, il servait à empêcher les enfants et les adultes d'avoir de mauvais rêves. Aujourd'hui, il suffit de le placer à un endroit où il peut capter la lumière au lever du soleil, comme par exemple à la fenêtre d'une chambre. Selon la légende, l'attrapeur de rêves devait être tissé un peu comme une toile d'araignée. Cette toile, lorsqu'elle attrapait un rêve, avait comme fonction de le filtrer. Si le rêve était bon, il passait par le trou de la toile, se dirigeait vers les plumes et ainsi il pouvait revenir. Par contre, si le rêve était mauvais, il devenait prisonnier de la toile jusqu'au lever du jour pour être brûlé par le soleil et disparaître à jamais. Source : Mernat |