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| Amstrong Custer |
| A la jonction de la Tongue et de la
Rosebud, le 23 mai, Custer rejoint Terry et Gibbon sur le
FarWest, un bateau fédéral. Le général Terry
lui donne ses ordres : il devra rejoindre le général
Crook au sud vers la rivière Little Big Horn tandis que
lui et Gibbon arriveront par le nord et prendront le camp
en tenaille. D'après le bureau des affaires indiennes de
Washington, il y aurait cinq cent Indiens vers les Black
Hills.
Mais
pendant ce temps, les Sioux commandé par le sage Sitting
Bull, ont reçu les renforts d'Indiens d'autres
réserves, comme les Cheyennes, les Pieds Noirs , les
Arikaras, les Hung Papas, les Santee et les Brûlés,
avec des guerriers célèbres et valeureux comme Gall et
Crazy Horse. Ces tribus se regroupent et s'apprêtent à
recevoir les hommes blancs.Ils ne sont plus cinq cents,
mais près de quinze mille avec trois à cinq mille
guerriers.
Alors
que Custer part du camp de Terry tout en ayant refusé
des canons et des troupes en renfort, Sitting Bull fait
la danse du soleil. Après s'être fait arracher 50
morceaux de chair, il reçoit une vision de soldats
tombant du ciel et d'une voix qui lui dit : " il
n'ont pas d'oreilles, je te les donne". Sitting Bull
comprend qu'il y aura bataille entre les Lakotas et
l'homme blanc et que la victoire sera pour eux.
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| Il
engage les hostilités contre le général Crook et ses
troupes alors que ceux-ci venaient de se remettre en
route. C'est la bataille de la Rosebud. Surpris et
souffrant de beaucoup de pertes, Crook se replie vers son
camp. Il néglige d'informer Custer du caractère
offensif et du nombre élevé d'Indiens. Mais à sa
décharge, les informations avaient de la peine à
circuler lors des campagnes indiennes. Custer, n'étant
donc pas au courant de la retraite de son collègue,
continue son chemin. Le 24 juin, il arrive à la Little
Big Horn. Mitch Bouyer, le traducteur, ressent de la
tension dans les paroles échangées entre les
éclaireurs Indiens. Ils viennent de voir le site de la
danse du soleil de Sitting Bull et comprennent la
gravité de cette danse. |
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| Capt.
Frederick Benteen |
Capt. Thomas W. Custer |
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| Adj. William
W. Cooke |
Maj. Marcus Reno |
| Custer place le camp et veut attendre
Gibbon qui arrivera le 27 juin, et Crook qui devait
arriver le lendemain. A ce moment-là de la campagne, il
ignore toujours combien d'Indiens il a devant lui. Mais
un incident lui fait changer d'avis : la boîte de
biscuits de la compagnie C, perdue durant le trajet, a
été découverte par des Sioux et les fédéraux qui
devaient aller la chercher ont échangé des coups de feu
avec les hostiles. Custer décide alors d'attaquer le 25
juin, de peur que les Indiens s'enfuient et que la
campagne se termine comme celle d'Hancock. Il ne sait pas qu'ils sont
vingt fois supérieurs à eux.
Il
divise ses troupes en trois colonnes :
La
première colonne sera la sienne et sera composée de
cinq compagnies E, B, F, C, et I progressera sur la rive
droite.
La
deuxième colonne, dirigée par le trop prudent Major
Reno avec les compagnies A, G, et M.
La
troisième colonne, dirigée par le capitaine Beenten,
qui hait jusqu'au font des tripes Custer, marchera
"au son du canon" avec les compagnies D, H, et
K.
Ainsi
fut fait. Reno arriva bientôt près du camp et fut
attaqué par des milliers d'Indiens dirigés par Crazy
Horse et Red Cloud. Submergé, Reno donne l'ordre de
former le hérisson quand il reçoit la cervelle d'un
éclaireur indien, Bloody Knife, à la figure.
Brusquement téméraire, le major Reno ordonne la
retraite et repasse la Little Big Horn en amont. Les
Indiens ne font pas de prisonniers. Ils massacrent un à
un chaque soldat resté sur le champ de bataille, le
scalpent vif puis le mutile au point que le cadavre soit
nu. Avec 50% de pertes, Reno se replie sur une colline.
Les éclaireurs Indiens abandonnent les soldats et
rejoignent leurs frères. Les armes des cavaliers ne
tirent qu'un coup de feu à la fois alors que les Indiens
ont des fusils à sept coups. C'est un massacre, mais
Reno tient bon.
Pendant
ce temps, Custer est en vue de la face nord du village
indien. Croyant être en face du plus gros du village
ennemi (en fait, le village s'étalait sur cinq
kilomètres et Custer n'en avait vu qu'une infime
partie), il envoie un messager, Daniel Kanipe, pour
avertir Benteen qu'il est en vue du village. En effet, de
sa position, il peut voir les hommes de Reno se battre
avec acharnement et les Indiens momentanément stoppés,
alors que dans le village la panique règne. Tout le
monde à ce moment-là est sûr de la victoire.
Dans le même temps, Custer envoie un deuxième messager,
John Martin (de son vrai nom Giovanni Martini) avec le
célèbre message rédigé par son adjudant Cooke :
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| Benteen, gros
Village. Soyez rapide. Apportez les munitions W.W.
Cooke. P.S. Apportez les munitions |
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| La
retraite de Reno permet aux Indiens de réunir toutes
leurs forces contre Custer. Ce dernier traverse la
Medicine Tail et arrive en vue du village C'est le choc.
Au lieu de quelques tipis, il en voit des milliers de
tepees. . Jamais il n'avait pensé trouver un tel camp. A
cet instant, des milliers d'Indiens débouchent de tous
les côtés. C'est la panique. Custer fait retraite vers
la colline qui s'appelle aujourd'hui Custer Hill, au
nord-ouest du camp Indien. Poursuivis par les
"hostiles Les Indiens se cachent dans les hautes
herbes, les imperfections du sol et tirent à vue.
Kanipe
avertit Benteen que les Indiens, comme il l'a constaté
quand il était auprès de Custer, étaient en fuite.
Puis Giorgio Martini arrive vers eux. Il ne parle que
très peu d'anglais. Il dit à Beenten :
"Indiens
décamper". Beenten comprend que
les Indiens se sont enfuis et n'accélère pas l'allure
de la colonne. Martini lui donne le message de Custer. La
haine viscérale qu'a Beenten à l'égard de Custer est
sûrement pour beaucoup dans sa décision : il
n'accélère pas l'allure de la colonne. Sans arrière,
Custer est d'ores et déjà définitivement perdu.
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| Low Dog |
Two
Moons |
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| Le
combat ne dure pas 45 minutes. Les Indiens font une ligne
de feu qui touche tous les soldats encore vivants de
Custer. Crazy Horse contourne les hommes du capitaine
Koegh et les massacre alors que les troupes de Gall, Two
Moon et Low Dog écrasent la garnison de Calhoun, le
beau-frère de Custer, puis remontent sur les positions
de Yates. C'est le coup de grâce pour la défense des
Blancs. Puis chargent à pieds et commence leur sinistre
besogne. Ils scalpent tous les soldats sauf Custer, et
les mutilent. Puis s'engagent vers la colline qui domine
la dernière colonne indemne de la bataille, celle de
Beenten.
Mais ce
dernier, tranquillement et sans se faire inquiéter, a
rejoint Reno sur sa colline. Il a les mules et les
munitions que le major a besoin : 24000 cartouches. La
colline où se trouvent "les blancs" est
jonchée de cadavres et de blessés. Sauf une
tentative de Weir, rien n'est entrepris pour sauver
Custer et ses hommes.
Le 26
juin, les Indiens se retirent après plus de 24 heures de
combats. Ils font brûler toute la plaine pour couvrir
leur retraite.
Les
hommes de Reno sont bientôt relevés par Terry et Gibbon
qui arrivent le 27 pour constater le désastre. La
plupart des soldats ont le crâne ouvert, sont nus et si
mutilés que l'on ne peut les reconnaître. Tom Custer et
le lieutenant Cooke sont parmi ceux sur qui les Indiens
se sont le plus acharnés. Custer est nu, mutilé et a
deux impacts de balles au niveau du cur et à la
tempe.
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| Ainsi finit la
sanglante bataille de Little Big Horn. |
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| La pierre
tombale noire indique l'endroit où est tombé George
Custer |
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| Sheridan
et Sherman cherchèrent immédiatement un coupable : et
comme un vivant peut se défendre, il ont cherchés les
coupables chez les décédés : Custer, évidemment, mais
aussi certains éclaireurs morts dès le début de la
bataille.
Comme si accepter
que les Indiens aient gagné était trop dur pour
les bureaucrates.
Des représailles
sont immédiatement entreprises : Crook et mille hommes
déciment l'armée de Sitting Bull qui doit bientôt se
réfugier au Canada, et attaquent un camp commandé par
Crazy Horse. Ce dernier se rend avec ses derniers
soldats, mais durant son incarcération, il se débat
violemment et s'empale accidentellement sur la baïonette
de son goelier.
Prenant Little Big
Horn comme un prétexte, le gouvernement traque les
Indiens sans merci. C'est un nouveau régiment du 7e
de cavalerie qui charge les Pieds-Noirs à Wonded Knee..
La bataille est en
fait un inutile massacre et la majorité des derniers
braves Indiens sont tués.
Ainsi finit les
tristement célèbres guerres indiennes
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A suivre...
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