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L ' Art Indien (suite) |
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Pour vivre et prospérer il suffisait aux Indiens de respecter la nature. " Le monde est une bibliothèque dont les livres sont les pierres, les feuilles, l'herbe, les ruisseaux et les animaux." Cette relation avec la nature a influencé l'art des Indiens. Les oeuvres d'art n'ont pu être daté qu'à partir de 1850 car la plupart des ouvrages plus anciens sont tombés depuis longtemps dans l'oubli soit délabrés, soit détruits par la nature ou la main de l'homme. Le plus grand talent de l'Indien était son habileté à s'adapter rapidement
au milieu dans lequel il se trouvait et de tirer le plus grand avantage
esthétique des ressources de cet entourage. Pour réaliser ces oeuvres d'art, l'Indien utilisait différents matériaux:
bois, os, métal, ivoire, textiles. L'ivoire dont la beauté est reconnue, était
considéré comme un matériau précieux et sculpté en formes multiples.
L'usage d'un grand nombre de masques au cours des cérémonies, soit à des
fins religieuses courantes, soit afin de souligner la puissance sociale ou le
prestige est fort connu.
Dans la région du Nord-Ouest, la création
la plus célèbre fut celle des grands mâts totémiques peints et sculptés dont
certains atteignent une hauteur de 24m.
Plus au Sud, dans les territoires où vivaient les Indiens d'Oregon et de Californie, la majeure partie des objets d'art que l'on trouve dans cette région ont été inspirés par l'abondant sous-bois de broussailles et de verges qui donna naissance à une fine vannerie, de laquelle proviennent quelques-uns des plus beaux récipients d'osier tressé du monde. On rencontre ici une quantité infinie de dessins et de styles.
Le développement de la région du pacifique attira d'autres émigrants dans les grandes prairies de l'Ouest où ils vécurent l'âge d'or grâce à l'apparition du cheval. Le cheval leur accordât la liberté de mouvement, une force militaire et le support économique sur lesquels pouvait être basé un développement culturel. La combinaison d'un talent naturel et la disponibilité d'objets commerciaux facilitèrent l'exécution de vêtements pleins d'attraits: robes, chemises, mocassins, jambières, gilets, ceintures, cravates, sacs...
La couleur n'a plus aucun mystère pour l'Indien de la prairie. Ses vêtements en daim sont peints, les motifs en perles combinés avec les soies teintées offrent un fort contraste. Ils sont souvent agrémentés de franges faites avec des soies de porc-épic, de poils de cerfs, de grelots en cuivre, de rubans.
L'introduction de soies et de satins chatoyants donna aux ouvrières indiennes la possibilité de créer un grand nombre de nouvelles techniques décoratives.
Plus à l'Est, c'est aussi la forêt qui fournit aux Indiens le matériel nécessaire à la plupart de leurs oeuvres. C'est de bois que se servirent les Iroquois afin de créer un groupe important de masques représentant des esprits mythologiques. La célèbre massue en forme de balle tête, si familière aux anciens voyageurs de l'Est, est un véritable chef-d'oeuvre d'une forme et d'une harmonie remarquables. Un contraste de couleurs était obtenu par l'incrustation de perles et de morceaux de coquillages. Leurs ouvrages en maroquinerie font l'objet d'une grande recherche. Les Indiens sont les seuls au monde à employer des piquants de porc-épic et des tuyaux de plumes afin d'obtenir des dessins à motifs très précis. Souvent combinés avec des coquillages ou plus tard des perles venant du commerce, ils donnaient aux costumes et aux outils de l'Indien de la prairie et des pays forestiers des coloris extraordinaires.
Les voyageurs qui traversaient l'Amérique du Nord furent éblouis par la beauté de ces costumes. Malheureusement, par l'irrespect de leur culture et de leur art, ce qui survécut est minime. Il nous reste, hélas! qu'une faible lueur d'une époque aujourd'hui complètement disparue. Un autre matériel utilisé à des fins décoratives est l'écorce d'orme. Elle était employé pour la fabrication de récipients, en raclant la surface afin d'obtenir un contraste avec la couche inférieure.
La partie Sud-Ouest des Etats-Unis, en particulier l'Arizona et le Nouveau Mexique, est le seul domaine en Amérique du Nord où les arts ethniques possèdent encore une force "vibrante". Ici, presque tout art indigène connu pour avoir été d'usage autrefois est encore pratiqué. Autrefois, pour tisser, on employait le coton du pays; l'introduction du mouton rendit la fabrication de textiles de laine possible. Ce sont les Navajos qui ont obtenu les plus grands résultats dans cet art: couleur, dessin et variété du tissage. Leurs textiles s'étendent de l'épais et lourd tapis jusqu'aux couvertures aux filages et tissage serrés, d'une étonnante finesse.
Les Navajos sont excellents aussi dans le travail de l'argent. Cet art, dont ils apprirent les secrets vers le milieu du XIXe siècle en observant les métallurgistes mexicains, les a rendus célèbres dans le monde entier, et il constitue leur principal corps de métier et leur plus grande source de revenus. A notre époque, la vannerie est surtout pratiquée par les Hopis, les
Apaches et les Pimas.
Tous les arts du Sud-Ouest offrent une richesse de mouvement, de vie et de
couleur, exprimée d'une façon absolument individuelle, et ils ont pour la
plupart une longue tradition qui remonte généralement jusqu'à la
préhistoire. " Pour nous l'art est sacré. Nous respectons les objets que nous faisons.
Nous ne les faisons pas pour les vendre. C'est la même chose pour nos statuettes
Katchinas, elles sont destinées à éduquer nos enfants.
La paroi des pots en argile est façonnée uniquement à la main ( par
plaques ou boudins assemblés ). Lorsque le vase est sec. Le potier gratte la
surface puis applique l'engobe fait d'un mélange d'argile et d'eau pour donner
la couleur et enfin ponce avec un silex. |
A suivre...